L’alimentation du chat

L'alimentation du chat

Ce que l'on sait

Le chat est un carnivore strict. Son régime alimentaire est donc essentiellement composé de viande. Le chat utilise surtout son odorat pour choisir sa nourriture (contrairement à l’Homme qui utilise surtout le goût).

La bouche du chat est constitué des lèvres, de la langue, des joues, du palais, des dents et des glandes salivaires.

Le chat possède 30 dents dont : 12 incisives, 4 canines, 10 prémolaires et 4 molaires.

http://www.vetopsy.fr/anatomie/dents/dentition-chat.php

Son estomac est de petite contenance mais il représente quand même 60% du poids total du système digestif du chat. Ici, la pepsine et l’acide chlorhydrique vont participer à la digestion des protéines et des graisses. Le pH de cet organe est très acide (environ 1).

Son intestin grêle est assez court (seulement 1 mètre). Sous l’action des sucs digestifs, biliaires et pancréatiques, les protéines, les graisses, les glucides, les vitamines et les minéraux vont être digérés et absorbés. Les enzymes digestives (lipase, amylase, maltase, saccharase, trypsine) n’ont pas la capacité de digérer l’amidon cru. De plus, l’enzyme lactase est très basse chez le chat.

Aussi, son organisme est incapable de synthétiser la taurine, un acide aminé essentiel aux fonctions musculaires de cet animal.

Son gros intestin est également très court (20 à 40 centimètres). Dans cet organe, la digestion se fait principalement grâce aux bactéries et donc au microbiote. On retrouve une synthèse microbienne d’acides aminés (sauf la taurine) et de vitamine B12. Malheureusement, étant synthétisées en fin de digestion, elles seront éliminées dans les selles avant que l’animal est pu en profiter.

https://www.mplabo.eu/fr/mon-chat/troubles-digestifs/mon-chat-a-la-diarrhee/le-tube-digestif/

Les apports nutritifs varient selon la taille, la race et l’activité du chat. Les vétérinaires ont établi que le chat a besoin de : 

  – 30-40% de protéines, elles doivent être de bonne qualité et d’origine animale

  – moins de 35% de glucides

  – 12-18% de lipides

  – moins de 4% de fibres/cellulose

  – moins de 8% de cendres/matières minérales

  – 6-8% de minéraux (phosphore, calcium, potassium, chlorure de sodium, magnésium, cuivre, zinc, iode, fluor)

  – des vitamines : A, D, E, K

Ce que l'on en déduit

Le chat étant un carnivore strict, les protéines contenues dans sa nourriture doivent être le principal nutriment, que ce soit dans des croquettes, de la pâtée, dans la ration ménagère ou au BARF.

Compte tenu de la capacité de son estomac, son intestin grêle et son gros intestin, le chat doit manger souvent et en petites quantités. Il peut prendre jusqu’à 16 repas par jour ! Cette conformation est typique du chasseur de petites proies.

Dans l’intestin grêle, de nombreuses enzymes (lipase, amylase, maltase, saccharase) permettent la digestion des graisses, des glucides et de l’amidon mais uniquement de l’amidon cuit ! Le chat ne possède pas d’enzyme digérant l’amidon cru !

L’amidon n’est pas obligatoire dans la ration de votre chat. Les chats ont la capacité comme l’humain de pouvoir survivre sans glucides en synthétisant le glucose à partir d’acides aminés issus de la digestion des protéines. Attention aux sources de glucides apportées par l’alimentation de votre chien ! S’il s’agit d’amidon cru comme des céréales, votre chien ne sera pas capable de les digérer !

L’enzyme lactase étant très basse chez le chat, il ne peut pas digérer les produits laitiers. Le mythe du bol de lait pour le chat est donc bel et bien une légende !

Les omégas 3 et 6 sont des acides gras essentiels et donc très importants dans l’alimentation de votre chien. Ils peuvent être apportés par l’intermédiaire d’huiles (poisson ou lin pour les omégas 3 / maïs, tournesol, pépins de raisin pour les omégas 6).

Le chat ne pouvant pas synthétiser la taurine, elle doit être apportée par l’alimentation et elle est contenue uniquement dans la viande. Le chat ne peut donc pas être végétarien !! Une carence en taurine peut entrainer de graves conséquences : insuffisance cardiaque, intolérance à l’effort, cécité, …

L’arginine et la lysine sont 2 acides aminés qui doivent aussi être apportés par l’alimentation.

La vitamine C n’est pas indispensable aux carnivores car elle est synthétisée dans le foie.

Attention au rapport phospho-calcique (Ca/P) : il ne doit pas dépasser 1,5. Un excès de phosphore peut induire une hyperparathyroïdie et donc une déminéralisation osseuse. Le corps puise le calcium dans les os pour assurer les fonctions vitales. A contrario, un excès de calcium va encourager la minéralisation des reins et entrainer des calculs ou urolithiases.

D'un point de vue ostéopathique

Le chat manifeste rarement une douleur de façon audible, que ce soit une douleur articulaire, musculaire ou viscérale. Cependant, certains signes peuvent vous alerter d’une douleur viscérale : une perte d’appétit, un chat qui semble abattu, un abdomen gonflé, un chat qui se couche toujours du même côté en étant enroulé sur lui-même, qui se regarde les flancs, qui se lèche l’abdomen, des vomissements, une constipation ou une diarrhée, …

Ces signes doivent vous alerter et s’ils durent ou empirent, vous devez vous rendre chez votre vétérinaire : il peut s’agir d’une gastrite, d’une colite, d’un virus, d’une infection ou encore d’un retournement d’estomac.

Heureusement, dans la majorité des cas, il s’agit de signes de douleur sans cause infectieuse, virale ou inflammatoire.

Lorsque votre chat respire, le diaphragme (un muscle en forme de coupole entre le thorax et l’abdomen) va se contracter et se décontracter. Cela provoque un mouvement des viscères de votre chat et surtout de ceux en contact direct avec le diaphragme, c’est-à-dire le foie, la rate et l’estomac.

Si votre chat présente une dysfonction vertébrale, le diaphragme (qui s’insère notamment sur les lombaires) peut être impacté et ne plus se contracter comme il faut. Les organes ne bougent plus correctement et perdent alors de la mobilité. Cela peut engendrer une dysfonction viscérale.

D’autre part, les viscères sont innervés par les nerfs grands et petits splanchniques qui sortent entre les vertèbres. Une dysfonction vertébrale peut donc entrainer directement (sans l’intermédiaire du diaphragme) une dysfonction viscérale.

Enfin, si l’alimentation n’est pas adaptée, qu’elle est trop riche en amidon cru par exemple, cela peut entrainer une inflammation de l’estomac et donc une diminution de sa fonction et de sa mobilité.

D’après A.T. Still, « La structure gouverne la fonction. », si la structure et l’intégrité d’un viscère, d’une vertèbre, d’un muscle, d’un nerf, d’une artère, d’une veine, d’un os ne sont pas intactes, sa fonction ne pourra pas être réalisée correctement.

L’ostéopathe, grâce à des techniques viscérales, fasciales et tissulaires, va pouvoir redonner de la mobilité aux viscères de votre chat. Il va également corriger les dysfonctions vertébrales qui pourraient causer des dysfonctions viscérales.

Sources : enseignement en nutrition de l’IFOA, Mémento de zootechnie – J.P Vaissaire -2014, Vetopsy, La compagnie des animaux

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